Au cas où...

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Déjà?!

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Vendredi 24 octobre 2008
Deux ans et demi que je n'étais pas revenue à Montréal. Ceux qui ont connu et vécu cette ville y restent souvent accrochés. L'attente fut longue, mais le moment est finalement arrivé... La dernière fois, c'était pour six mois, six mois d'hiver. L'idée était alors de connaître l'été: Montréal par +30°C, ses festivals de musique, de ciné, ses terrasses de café aux 5 à 7 interminables, les nuits phoquées dont on ne sait pas comment et quand elles vont finir, le tout sans manteau ni bottes de neige!!!

Mais non, je l'ai dans l'os, je me tape l'automne. Oui, vous vous dites "La maudite chanceuse, et en plus elle va voir les couleurs". Ouais, ben côté érables rouges, ce n'est pas toujours ce qu'on croit, j'y reviendrai. Donc, il a encore fallu que ce soit le mois d'octobre. Pas encore de neige au sol, mais quelques flocons aperçus avant hier, et des températures oscillant entre -5° et 15°...intéressant!

Donc c'est ça, les billets étaient pris pour Montréal, du 11 au 28 octobre. Le mémoire serait terminé. À moi les vacances méritées, à moi mon Montréal préféré.

En fait, c'est mémoire sous le bras que je suis partie. Comment pouvait-il en être autrement? Terminer 15 jours avant la dead line officielle? Franchement... Donc, mémoire sous le bras, 1h30 de RER, arrivée sans encombre au T3 de CDG, l'excitation monte! Plus qu'un océan et 10 petites heures, entre l'embarquement et le voyage. Tout le temps de faire le mémoire...d'autant que j'ai le droit à une rallonge de 2h30 pour cause de brouillard... En fait, l'impatience a prévalue sur la motivation et la concentration mémoiresques. Vol sans encombre: après le voyage en bus à travers l'Amérique du Nord, sept petites heures de vol, même avec 20 cm pour mettre mes 'tites guibolles, ça fait pas vraiment peur.

Les hotesses et stewart y allaient de leurs si québécois "ca va bien" et "bienvenue". Ca y est, le Québec est dans la place. On engage la descente. Par le hublot, je vois la campagne québécoise; et scoop: les arbres sont rouges. La ballade au Parc national promet!!!

On s'approche...et s'était prévisible, j'ai les yeux tout mouillés. Je me fait repérer par le 'tit stewart qui cligne de l'oeil, façon compatissant. Ca va, c'est bon.

Je pose le pied à terre et cours à travers l'aéroport... et non, dans ta gueule les 3/4 d'heures d'attente à la douane. D'autant que je flippe un peu. J'ai du saucisson et du gruyère rapé (les français manquent parfois de trucs bizarres passé l'Atlantique) plein le sac en soute. J'ai coché que j'en avais pas, mais par acquis de conscience, j'ai fait une toute petite croix, comme si ça pouvait amadouer le douanier... DEBILE! J'ai pas déclaré le Siné Hebdo non plus, mais ça, je me dis qu'ils vont ptet pas m'arrêter pour ça, à la limite, m'inscrire dans l'edvige local pour importation de presse dite "subversive". Bref, me démonte pas, souris au douanier qui veut me foutre une amende parce que je prends mon passeport pour un carnet de souvenirs avec tous mes visas de tourisme et de travail aux Etats-Unis et Canada. Bon, je passe, mon sac est entier, aucun chien anti-français en vue. 

Reprise de la course direction Squalou et la voiture de location pour foncer vers le nord de la ville de Québec, au parc national de la Jacques Cartier. Après quatre heures de route, on arrive dans le coin de nuit. Et les Québécois, tout aventuriers qu'ils sont n'ont pas jugé utile d'indiquer le parc. Une fois qu'au carrefour principal on a eu essayé les routes partant vers les quatre points cardinaux, qu'on a bien pu admirer les zones résidentiels et leurs magnifiques déco de L'Halloween, on se résigne. Pas de camping, on finit sur un parking pour passer la nuit.

Lendemain, une fois dans le parc, direction le "camping". En fait, un petit panneau indique notre emplacement et c'est tout. on est au milieu de la forêt (territoire des ours noirs, des orignaux, loups, chats sauvages et porcs-épics...à ne pas négliger). Ca commence à être vraiment fun!!! La voiture et les vivres doivent rester de l'autre côté de la rivière, pour éloigner les ours du campement. Marrant! Une petite rando...l'endroit est magnifique sauf qu'ici, bien sûr, toutes les feuilles rouges sont (soit disant) tombées la fin de semaine dernière... Même coup qu'il y a deux ans, je l'ai dans l'os. Reste de magnifiques branches, et des feuilles jaunes et vertes. Mais vu le paysage, on s'en passera.








On rentre au campement et on se prépare un festin avec canes de fèves au sirop d'érable, bacon, pommes de terre dans les cendres, fourrées par nos soins au cheddar deux ans d'âge, saucisson frenchie et bières québécoises. Le tout sur un bon gros feu pas inutile vue la température. Ca va bien!



Lendemain, lever 5h20. On part faire du canot! Arrivés chez le loueur: "Hey, c'est vous les courageux qui partez à matin pour la dernière descente de la saison? Bon, OK les jeunes. L'eau de la rivière est à 6°; autrement dit, tomber du canot n'est pas une option aujourd'hui. Fais que...bonne journée!".



Bon, ca va bien. On enfile avec conviction nos combinaisons hydro-thermiques et c'est parti pour 5h de descente, avec 19 km juste nous, les orignaux, barbusards, castors et hérons, et la rivière, une petite dizaine de rapides. Beau en ostie! On s'est régalé!





Retour à Montréal...de nuit. Je recommence à être tannante dans la voiture, à m'exalter à chaque nom de rue, à chaque coin connu... Le lendemain et les jours suivants, vie normale de montréalaises en vacances. Tour du mont-royal (toujours rouge), courses à l'hyper marché (même ca c'est trippant), ballades sur le plateau, soirées arrosées, rencontres, etc.

Aujourd'hui, Squalou est rentrée. Ca fait plus de dix jours que je suis là, et c'est comme si j'étais jamais partie. J'adore, je suis fan de cet endroit. J'ai un peu perdu en langue québécoise et j'avoue que je n'ai plus autant la main niveau pichet de Boréale. Mais les soirées sont toujours fun en maudit! Et je m'entraîne pour les futures soirées rennaises, et la soutenance du mémoire (terminé!) en québécois.

Bref, c'est parfait, et z'êtes pas à l'abri de me voir revenir vivre icit' un ptit bout' de temps.

Vous viendriez me visiter!

Plein de becs à tous!



 
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Mercredi 28 février 2007
Ca y est, c'est ferme et définitif: pendaison de crémaillère du nouveau blog de la ren-net! idealisons.hautetfort.com Amenez un ptit mot, je m'occupe du reste!
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Mercredi 10 janvier 2007
...je suppose parce qu'en fait, il ne passe qu'à Paris. Mais je crois que ça vaut le coup d'y aller pour soutenir ce genre d'initiatives!
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Dimanche 22 octobre 2006
Et voilà, c'est maintenant que mon stage en presse associative est soutenu (pas si mal en plus), que je me suis plu à travailler chez Ni Putes Ni Soumises, que j'ai choisi mon séminaire en journalisme et de faire un mémoire sur le journaliste militant...que je pose la question fatidique (et fatigante) qu'est-ce que je vais faire de moi. Jusqu'ici, c'était facile, je me contentais de passer à l'année suivante (sauf pour le stage qui a fait l'objet de moultes hésitations lui aussi), mais là j'en ai marre, je veux travailler. Pour ça, faut que je me forme à un travail, parce que ce ne sont pas ces quatre années à Science-Po qui m'ont appris à faire quelque chose pour vrai... Alors qu'est-ce que je fais? Je vous le demande, vraiment. Dans quoi vous me voyez vous amis, proches, anciens collègues?
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Mercredi 30 août 2006

Les carnets de Montréal tenus depuis la France, ça n'a pas vraiment de sens, alors je déménage au:

http://idealisons.hautetfort.com/

...au plaisir!

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Mercredi 30 août 2006

Sur la ligne B du RER, tous les trains ont un nom. Quand je rentre de Paris, je sais que ceux qu'il faut que je prenne commencent par un P. Ca donne Perra, plan, pepe...Rien de bien exaltant. De toute façon, personne ne regarde jamais les noms des trains, il suffit de vérifier que la lumière de sa station est allumée. Et c'est tout, tu montes ou pas.

 

Pour aller à Paris, on s'en fiche d'autant plus que tous les trains qui s'arrêtent à Lozere vont à Paris. Et de toutes façons, il est rare que j'arrive suffisamment tôt pour voir son nom sur la voiture de tête: je saute dans n'importe laquelle après avoir dévalé les escaliers et prié pour que la sonnerie ne s'arrête pas.

Mais ce matin, avec mes yeux collés par 6 petites heures de sommeil et la rue Kétanou qui me chantait la bohême dans les oreilles, j'ai eu la surprise de voir en gare de Bourg la Reine (la Gare de Bourg La Reine est certainement la plus évoluée du sud de la ligne B, avec plein d'abris avec des sièges, un quai recouvert et des distributeurs partout...et des panneau qui indique le nom des trains) que mon train portait le doux nom d'Exil.

Exil...c'est sympa, mais ça s'en le foutage de gueule! Je veux pas me plaindre de la poésie des gens de la SNCF, mais quand même, ça sent le fourbe.

Exil? sérieux? Je voyais plutôt Erreur, Exsigu, Etriqué, étuvaoùcomca, elsrapouritajourné! On fait tous la tronche, et pour cause, on s'est sorti de notre lit pour affronter un air froid, le quai est encore trempé des pluies de la veille, et ça  pour quoi? pour suivre une routine qui dure pour la plupart de mes camarades depuis plusieurs années, métro boulot dodo, et boulot chiant, sans intérêts.

Exploitation aurait été plus juste! Il n'y a qu'à voir les gens avec qui je travaille depuis un mois: entre chaque plan social, ils font tourner la machine en tentant d'oublier que le fait de pointer tout les matins ne fait qu'alimenter le compte en banque et le pouvoir de ceux qui n'auront aucun scrupule à les jeter. On fait un taf parce qu'il faut le faire, aucune impression d'utilité au monde, on envoie des lettres aux plus gros portefeuilles français pour que ces messieurs et leurs femmes puissent continuer de vivre tranquille avec leurs découverts annuels de confort de 600.000 euros, pour qu'il puisse éviter le fisc, etc.

 

Exploitation, ou éméprentéclicétéclac, fé ton mohammed à travers le monde, rêve, révolte-toi, construis, idéalise...mais sors de ce train, parce que franchement, tu vas nulle part là dedans!

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Lundi 28 août 2006

Les carnets de Montréal sont refermés. On ne peut pas dire oubliés: la nostalgie est là et je suis peut-être désormais l'unique visiteur de ce blog endormi.

Je pourrais en commencer un autre, je le ferai peut-être. Il y aurait beaucoup à dire de l'inhumanité des transports en communs, de mon manque de motivation face à un travail routinier et sans passion, de la politique insupportable du nain de gouvernement.

A Montréal, j'étais en mode découverte. Mon temps était compté, ne jamais remettre à demain, chaque pas était une nouveauté quant à laquelle j'avais une position de recul.

Difficile de s'étonner en terrain connu, surtout lorsque la grisaille et le froid du mois d'août vous donnent davantage envie de rester sous la couette que d'aller gambader sur (ou sous) les pavés parisiens.

Alors peut-être existera-t-il de nouveaux carnets, de rennes et surtout d'ailleurs...

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Mardi 9 mai 2006

Un mois de vadrouille en Amérique du Nord, c'est:

- acheter un pass Greyhound;

- se lever à 8h du matin, même difficilement, après une soirée encore une fois digne de mes exceptionnels compagnons de beuverie (j'ai dit beuverie?) entres autres choses de ces derniers mois;

- chercher partout son sac à duvet et pour cela vider tous les sacs bien empaquetés, puis le retrouver dans la poche prévue à cet effet dans le sac de rando;

- courir pour attraper le bus 27 du boulevard Saint-Joseph;

- arrêter le bus (gros cette fois) qui part pour Toronto, laisser crier le chauffeur;

- se planquer sur une banquette tout au fond, feuilleter le magnifique carnet réalisé par mon infographiste préféré et se laisser entraîner pour rejoindre les bras de Morphée trop négligés.

- arriver à Ottawa pour repartir vers Toronto où j'arrive dans la soirée, première étape, déjà contée, non illustrée.

- puis repartir, guillerette pour Calgary. Devant soi, 76 heures de bus mais des lumières plein les yeux, des fourmis dans les gambettes, mes compagnons de voyage d'un jour me délaissent au bout de 12, 24 heures de bus, seule une autre me suivra durant 48. Mais elles passent vite, très vite grâce à ces paysages encore inconnus, grâce à ce sentiment étrange qui me rappelle que je ne suis jamais allée aussi loin, que chaque cm parcouru en est un de moins vers le Pacifique...

- arriver à Calgary, déjà contée, aussi tôt quittée.

- puis Banff et ses Rocheuses, Lake Louise, et Vancouver, mais ça je vous l'ai déjà raconté.

- ensuite, San Francisco, une concurrente féroce de Montréal en ce qui concerne la qualité de vie, ya moyen que j'y passe un jour un petit bout de la mienne...

- et puis le Grand Canyon, on sait que c'est grand et que c'est impressionant mais c'est encore plus grand et plus impressionnant!

- des auberges de jeunesse sympas où l'on rencontre des allemands sympas avec qui l'on réinvente l'amitié franco-allemande au détour d'un voyage sur la route 66 en direction de Monument Valley, ses motards en Harley, ses paysages au sable rouge que quand yen a plus yen a encore, ses chevaux presques sauvages, ses réserves autochtones...

- et puis Chicago (après deux jours de bus), sûrement une ville passionante si on a pas en tête Montréal, les Montréalais, Palaiseau, la smala et les potos. Le blues était sympa (vraiment), le train en l'air particulier, le lac Michigan grand...mais y avait rien à faire, l'envie de retrouver tout le monde occupait trop de place.

- aussi des discussions passionantes dans les bus ou comment convaincre un mec que non, le mariage arrangé pour avoir une femme bien sous tout rapport (c'est-à-dire qui ne va pas en camping avec ses potes, qui reste à la maison et qui se sacrifie à vie), ce n'est pas forcément souhaitable, même pour les algériennes. Que non, les Québécoises ne sont pas argneuses, elles veulent simplement avoir une vie sympa, dans laquelle elles prennent leurs propres décisions.

- voir Montréal grossir, grossir, passer le pont Jacques-Cartier, arriver boulevard de Maisonneuve,

-  être contente d'attendre à Berri-UQAM que le métro de la ligne verte arrive, et d'entendre ce bel accent dans le bus 45, bus 45 qui m'offrira un accueil fabuleux: les passagers qui embarquent tiennent les autres au courant du score du Canadien "Non, c'est sûr le Canadien fra pas la Coupe cette année!".

- arriver chez Emilie, manger du vrai poulet, les saouler avec les photos,

- manger le lendemain matin un dernier petit déj' nord américain aux lèves-tôt sur Mont-Royal, tant reluqués ces six derniers mois,

C'est retrouver ma coloc préférée, m'énerver contre les computers d'United Airlines,

- retrouver les collègues pour luncher, c'est trouver où mettre mes 80 kilos de bagages, passer une dernière bonne soirée montréalaise en essayant de les convaincre qu'ils vont s'ennuyer à regarder les 650 photos du voyage,

- lutter pour tout descendre et mettre dans le taxi (mais réussir parce que Claire est là!), c'est pas trop mal s'en tirer à l'aéroport finalement,

- finalement trouver qu'une dizaine d'heure pour traverser un océan c'est vraiment pas grand chose...

- et retrouver le confort de la maison, les pâtés, les fromages, le bon pain...

en bref, c'était bien, je repartirais bien!!!

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Mardi 9 mai 2006

J'en ai rêvé, j'y suis retourné, les bords de l'Yvette ont déjà été le lieu d'agréables retrouvailles avec les potos.

C'est donc terminé la vadrouille (pour cette semaine en tous cas), je suis de nouveau à Palaiseau-plage depuis une semaine. Tout a repris son cours, les potes ont arrêté de manifester, ils cravachent donc désormais pour les exams, la vie familiale est ce qu'elle était, et moi je suis rentrée.

Je pensais que cette routine tant attendue me satisferait au moins quelques semaines...ben c'est raté, après six mois de stage et un mois de bourlingue, j'ai encore envie d'y aller. Où? n'importe, mais le mode sédentaire, c'est pas pour toute suite.

Cela dit, merci beaucoup les Québécois et expats pour les lunchs et autres soirées de "aurevoir à demain", les soirées montréalaises me manquent déjà (cela dit, je vous raconte pas le vin qu'on a dégusté ici depuis...)!

Merci à ma moman d'être venue me chercher à l'aéroport récupérer mes 80 kg de bagages et accessoirement ta fille, et à la sista qui (bouh c'est mal) avait séché le sport pour l'occasion...

Et merci BEAUCOUP les potos de votre accueil, une bonne surprise dans LE resto qu'il fallait pour exciter mes papilles et vous endormir avec mes histoires envinées...

Donc c'est ça, oui les photos et récits que vous attendez tous (un peu plus forcé le sourire, voilà, là j'y crois presque) vont arriver, laissez-moi le temps de me poser!

Biz!!!

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